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Choix du statut juridique

·3 mins·
Freelance
Freelancing - Cet article fait partie d'une série.
Partie 3: Cet article

Il existe déjà de nombreux comparatifs entre les différents statuts d’entreprise (micro-entreprise, entreprise individuelle (EI), SASU, EURL, etc.).
Ce billet n’a pas pour but d’en refaire un.

Voici simplement mes raisons personnelles qui m’ont poussé à choisir la micro-entreprise.


1. La simplicité avant tout
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Quand on démarre, l’objectif est de facturer rapidement, pas de passer des semaines dans la paperasse.
Avec la micro-entreprise, tout se fait en ligne : création, comptabilité, déclarations.
Pas besoin d’expert-comptable, ni de statuts à rédiger. En une heure, c’est plié.

C’est parfait pour tester son activité sans se noyer dans l’administratif.

2. Des charges prévisibles
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Avec la micro, on payes les cotisations en pourcentage du chiffre d’affaires (CA), et seulement lorsqu’on l’encaisse. Pas de chiffre d’affaires = pas de cotisations.
C’est un filet de sécurité très appréciable quand on n’a pas encore de revenus réguliers.

On connaît toujours le « reste dans la poche » à la fin du mois, ce qui aide beaucoup à démarrer sereinement.

3. Des coûts très faibles
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Pas de capital social, pas de comptable obligatoire, pas de lourde gestion annuelle.
On peut littéralement se lancer avec 0 € et une demi-journée de formalités. D’ailleurs, le coût des formalités de création d’une micro-entreprise sont nuls.
C’est la solution la plus économique pour tester un projet sans prendre de risque financier.

4. Une sortie sans casse
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Si l’activité ne prend pas (ou si on veut simplement faire autre chose), fermer une micro-entreprise se fait en 10 minutes en ligne.
Pas de dissolution, pas de liquidation, pas de paperasse juridique Ă  rallonge.
C’est un cadre léger qui autorise à expérimenter, à apprendre et à évoluer sans te coincer.

5. Quelques limites
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Il y a un plafond de chiffre d’affaires (77 700 € pour les prestations de service en 2025), mais on peut le dépasser pendant deux années consécutives avant un changement automatique en EI.

Pas de déduction de frais réels non plus : repas, déplacements, matériel, etc.
Si l’activité génère beaucoup de dépenses, il faut y réfléchir.
En revanche, on peut quand même récupérer la TVA, et pour moi c’est suffisant pour l’instant.

Autre point à avoir en tête : la crédibilité.
Certaines entreprises ou plateformes perçoivent la micro-entreprise comme un statut « léger » ou temporaire. Tu peux parfois sembler moins « installé » qu’une société (SASU, EURL…), surtout face à des clients grands comptes.
Dans les faits, ça dépend beaucoup du secteur et du niveau de prestation, mais c’est un facteur à garder en tête.

Enfin, la responsabilité personnelle reste engagée, même si elle est atténuée si tu optes pour une EI à patrimoine protégé.

Mais quand on débute, ces limites restent souvent théoriques. Et si l’activité décolle, on peut toujours évoluer vers une SASU ou une EURL ensuite.


En résumé
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La micro-entreprise est le meilleur compromis pour commencer sans stress selon moi.
Simple, économique, flexible, elle permet de se concentrer sur l’essentiel : trouver des clients et faire le job.


Sources
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Thibault CLEMENT - Intechnia
Auteur
Thibault CLEMENT - Intechnia
Data scientist
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Partie 3: Cet article